Vivre et travailler au Costa Rica : les quatre options réelles

By Golden Visa Costa Rica · July 26, 2026 · Investment

Réponse rapide : il existe quatre façons de travailler au Costa Rica. Le télétravail pour des clients étrangers est de loin la plus simple, encadrée par le visa nomade numérique de la loi 10008 : 3 000 $ de revenus mensuels, exonération d’impôt costaricien sur ces revenus. L’emploi salarié local est le plus difficile : les salaires n’ont aucune commune mesure avec les salaires français et les statuts de résidence les plus courants ne l’autorisent pas. La création d’entreprise est ouverte aux étrangers sans partenaire local. L’investissement, à partir de 150 000 $, donne la résidence et des revenus sans emploi. Point capital : investisseur, rentista et pensionado n’autorisent pas le salariat local.

Ce que votre statut de résidence vous autorise réellement

C’est la confusion la plus coûteuse, et il faut la lever d’emblée. Obtenir la résidence ne signifie pas obtenir le droit de travailler comme salarié.

Autrement dit, la séquence habituelle est : entrer par un statut qui ne dépend pas de l’emploi, puis élargir ses droits avec le temps.

Option 1 — Le télétravail : la voie la plus simple

C’est le scénario qui fonctionne le mieux, et celui que le pays a choisi d’encourager. Le visa nomade numérique institué par la loi 10008 s’adresse aux salariés à distance et aux indépendants dont les revenus proviennent exclusivement de l’étranger.

Attention à un malentendu fréquent : l’exonération porte sur l’impôt costaricien. Elle ne modifie en rien vos obligations dans votre pays de résidence fiscale. Si vous restez résident fiscal français au sens de l’article 4 B du Code général des impôts, vous demeurez imposable en France sur vos revenus mondiaux — et il n’existe aucune convention fiscale entre la France et le Costa Rica pour arbitrer la situation.

Si vous êtes salarié d’une entreprise française, une précaution s’impose : le télétravail durable depuis l’étranger soulève des questions de droit du travail applicable, d’affiliation sociale et, pour l’employeur, de risque d’établissement stable. Beaucoup d’entreprises limitent la durée autorisée pour cette raison. Obtenez un accord écrit avant de partir.

Option 2 — L’emploi salarié local : la voie la plus difficile

Il faut être direct : chercher un emploi salarié costaricien depuis la France est rarement une stratégie gagnante. Les rémunérations locales sont sans commune mesure avec les salaires français, y compris pour des postes qualifiés. Un revenu qui permet de bien vivre au Costa Rica ne permet pas d’épargner selon des standards européens, ni de financer des allers-retours fréquents.

Cela dit, certains segments recrutent réellement des profils internationaux :

Côté portails d’emploi, Computrabajo domine le marché, complété par Elempleo, Encuentra24 et LinkedIn. Le site du ministère du Travail publie également des offres.

Le levier le plus efficace reste la CCI France Costa Rica, créée en 1997, qui anime un réseau de plus de 100 entreprises et accompagne recrutement, création d’entreprise et implantation. Les offres y circulent souvent avant leur publication publique.

Option 3 — Créer son entreprise

Le Costa Rica autorise les étrangers à détenir 100 % d’une société locale, sans partenaire national imposé. La sociedad anónima et la sociedad de responsabilidad limitada sont les deux formes les plus courantes.

Les secteurs où les Français réussissent le plus souvent sont la restauration et l’hôtellerie de charme, le tourisme spécialisé, l’agroalimentaire de niche, les services aux expatriés et le conseil.

Trois réalités à intégrer avant de se lancer :

Créer une société est par ailleurs une manière courante de structurer un investissement immobilier, mais le montage doit répondre à une logique d’activité réelle et être validé des deux côtés.

Option 4 — Investir et vivre de ses revenus

C’est la voie choisie par la majorité de nos clients. Un investissement qualifiant d’au moins 150 000 $ ouvre la résidence au titre d’investisseur, sans employeur, sans parrainage et sans condition de langue.

L’immobilier locatif est le support le plus utilisé, notamment dans les zones touristiques et dans la Vallée centrale où la demande locative de longue durée est stable. La taxe foncière annuelle, de l’ordre de 0,25 % de la valeur enregistrée, est un atout notable comparée à la fiscalité immobilière française.

Cet investissement remplit par ailleurs une fonction fiscale : il déplace le centre de vos intérêts économiques hors de France, l’un des quatre critères de l’article 4 B, ce qui renforce un dossier de rupture de résidence.

Le décalage horaire : handicap ou atout ?

Le Costa Rica vit à l’heure normale du Centre et ne pratique pas le changement d’heure, soit sept à huit heures de décalage avec la France selon la saison.

Pour un salarié dépendant d’une équipe parisienne, c’est une contrainte lourde : une réunion à 10 h à Paris tombe à 2 ou 3 h du matin. C’est la principale cause d’échec des télétravailleurs orientés France.

À l’inverse, pour qui travaille avec l’Amérique du Nord, la position est idéale : mêmes fuseaux que Chicago et Mexico, une seule heure d’écart avec New York et Toronto. De nombreux indépendants francophones facturent d’ailleurs des clients canadiens depuis le Costa Rica.

La connectivité en pratique

Le pays se classe autour de la 43e place mondiale pour le haut débit fixe, avec une vitesse descendante moyenne d’environ 162 Mbit/s, et deuxième d’Amérique centrale derrière le Panama. En mobile, il occupe la 61e place mondiale avec une moyenne proche de 70 Mbit/s, meilleur niveau régional.

Trois opérateurs se partagent le marché : Kolbi, historiquement la meilleure couverture rurale, Claro, et Liberty, qui a repris les activités costariciennes de Movistar en 2021.

Conseil de terrain : testez le débit depuis le logement précis, aux heures où vous travaillerez, avant de signer quoi que ce soit. La couverture varie fortement d’une vallée à l’autre. Prévoyez un onduleur et une connexion mobile de secours sur un second opérateur.

Où s’installer pour travailler

La Vallée centrale concentre les emplois qualifiés, les centres de services, les espaces de coworking et la meilleure connectivité. Les pôles balnéaires développés — Jacó, Tamarindo, Nosara, Santa Teresa — conviennent aux indépendants disposant d’une bonne fibre.

Questions fréquentes

Peut-on travailler avec un visa touristique ?

Non pour un emploi local. Travailler à distance pour des clients étrangers depuis un séjour touristique est une zone grise que le visa nomade numérique a précisément vocation à clarifier — c’est la voie propre.

Le français est-il un atout professionnel au Costa Rica ?

Oui, dans une niche réelle : centres de services régionaux, tourisme haut de gamme et entreprises liées à la communauté francophone. C’est une compétence rare, à condition de la combiner avec l’espagnol et l’anglais.

Quel est le délai pour obtenir le visa nomade numérique ?

Il est généralement plus rapide que les autres statuts de résidence, ce qui en fait une bonne solution pour tester le pays avant de s’engager sur une résidence de deux ans.

Peut-on passer du visa nomade à une résidence permanente ?

Le visa nomade est limité à deux années au total et ne constitue pas un chemin direct vers la résidence permanente. Ceux qui veulent s’installer durablement basculent en général vers un statut d’investisseur, de rentista ou de pensionado.

Choisir la bonne porte d’entrée

Le statut que vous choisissez détermine ce que vous aurez le droit de faire pendant plusieurs années. Réservez une consultation gratuite pour identifier la voie adaptée à votre activité, et consultez notre guide complet pour vivre au Costa Rica.

Pour aller plus loin

Cet article est fourni à titre d’information générale et ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal. Les droits attachés à chaque catégorie de résidence doivent être vérifiés auprès des autorités costariciennes.