Se constituer un « plan B » à l’étranger : par où commencer ?

By Golden Visa Costa Rica · July 26, 2026 · Golden Visa

Réponse rapide : un « plan B » consiste à obtenir un droit de séjour dans un second pays avant d’en avoir besoin, généralement adossé à un actif tangible. Ce n’est ni de la fuite fiscale ni du survivalisme : c’est de la diversification, appliquée à la mobilité plutôt qu’aux placements. Les critères qui comptent sont la stabilité institutionnelle, le droit de propriété des étrangers, l’accès à la santé et l’existence d’une voie de résidence indépendante d’un emploi local. Le Costa Rica illustre bien ce profil : résidence investisseur à partir de 150 000 $, sans armée depuis 1948, avec un droit de propriété identique pour les étrangers.

De quoi parle-t-on exactement ?

Le terme circule beaucoup et recouvre des réalités très différentes. Distinguons-les, car elles n’engagent ni les mêmes budgets ni les mêmes démarches.

La plupart des projets sérieux commencent par les deux premiers points, qui se traitent souvent d’un même mouvement lorsque l’investissement ouvre la résidence.

Pourquoi le sujet monte en France

La part d’adultes en France déclarant vouloir vivre à l’étranger si l’occasion se présentait est passée de 11 % en 2024 à 27 % en 2025 selon les données Gallup, et un sondage OpinionWay situe autour de 30 % la proportion de Français envisageant un départ.

Or l’écart avec les départs effectifs reste immense : environ 2,5 millions de Français vivent à l’étranger, soit moins de 4 % de la population. Le plan B répond précisément à cet écart — il permet de préparer une option sans franchir le pas.

Les motivations dominantes sont l’instabilité fiscale perçue, le souhait de diversifier un patrimoine trop concentré sur un seul pays, et la volonté d’avoir une porte de sortie familiale.

Les cinq critères de sélection d’un pays

1. La stabilité institutionnelle avant tout

C’est le critère numéro un, et il est souvent relégué derrière le climat ou la fiscalité. Un plan B n’a de valeur que si les règles qui le fondent sont encore là dans quinze ans.

Examinez la continuité constitutionnelle, l’indépendance de la justice et la fréquence des changements de régime d’investissement étranger. Plusieurs pays européens ont fermé ou durci leurs programmes de résidence par investissement ces dernières années : un dispositif attractif n’est pas un dispositif pérenne.

2. Le droit de propriété des étrangers

Peut-on détenir la pleine propriété à son nom, sans partenaire local ni structure imposée ? La réponse est loin d’être « oui » partout, y compris dans des destinations très promues.

Vérifiez également les zones restreintes. Au Costa Rica par exemple, les 200 premiers mètres du littoral relèvent d’un régime de concession maritime assorti de restrictions pour les étrangers : un bien « pieds dans l’eau » n’est pas toujours une pleine propriété. C’est le piège le plus coûteux du marché local.

3. L’accès à la santé

C’est ce qui transforme un plan B théorique en option réellement utilisable après 55 ans. La question à poser : puis-je être couvert malgré des antécédents médicaux ?

Les assurances privées internationales excluent fréquemment les pathologies préexistantes. Les pays dotés d’un régime public ouvert aux résidents étrangers offrent donc un avantage décisif. Au Costa Rica, l’affiliation à la Caja est obligatoire, coûte 7 à 11 % des revenus déclarés et couvre sans exclusion pour antécédents médicaux.

4. Une voie de résidence indépendante d’un emploi

Un plan B fondé sur un contrat de travail n’en est pas un : il disparaît avec l’emploi. Cherchez des statuts fondés sur les revenus ou l’investissement.

5. La distance et le coût du retour

Un plan B situé à onze heures de vol s’active moins facilement qu’un plan B à trois heures. Ce critère prend une importance croissante avec l’âge des parents restés en France.

Le cas costaricien, point par point

Les points de vigilance, à connaître avant de s’enthousiasmer :

Les étapes concrètes

L’erreur la plus fréquente

Confondre plan B et optimisation fiscale immédiate. Obtenir une résidence à l’étranger ne modifie en rien votre situation fiscale française tant que vous n’avez pas transféré votre domicile au sens de l’article 4 B — quatre critères alternatifs dont un seul suffit à vous maintenir résident français.

Un plan B est une option. Sa valeur tient à ce qu’il vous permet de faire si vous décidez de l’exercer, pas à une économie d’impôt immédiate. Les montages vendus sur cette promesse sont ceux qui posent problème.

Quel budget prévoir ?

Quelques exemples de biens situés au seuil ou juste au-dessus :

Questions fréquentes

Faut-il vivre dans le pays pour conserver son plan B ?

Cela dépend du statut. La plupart des résidences temporaires imposent une présence minimale et un renouvellement périodique. Un titre non entretenu se perd : vérifiez les obligations avant de choisir.

Un plan B est-il légal ?

Parfaitement. Détenir une résidence à l’étranger et y investir est légal, à condition de déclarer ce qui doit l’être : comptes bancaires étrangers tant que vous êtes résident fiscal français, et revenus correspondants.

Résidence ou nationalité ?

La résidence est accessible en quelques mois et répond à la plupart des besoins. La nationalité demande plusieurs années de résidence effective. Commencez par la première.

Que se passe-t-il si le pays change ses règles ?

C’est le risque principal, et c’est pourquoi la stabilité institutionnelle prime sur l’attractivité immédiate d’un dispositif. Les titres déjà délivrés sont généralement mieux protégés que les demandes en cours — un argument pour ne pas repousser indéfiniment.

Construire votre option

Un plan B se prépare quand tout va bien, pas quand il devient urgent. Réservez une consultation gratuite pour évaluer votre éligibilité, et consultez notre guide complet pour vivre au Costa Rica.

Pour aller plus loin

Cet article est fourni à titre d’information générale et ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal.